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L’Halloween

Le 27 octobre 2002

Jeudi prochain, c’est l’Halloween. Une fête qui est très populaire auprès des enfants petits ou grands.

Depuis quelques années déjà, l’Halloween est devenu un jour incontournable pour célébrer l’automne, un moment où on oublie la pluie, l’obscurité et les longues soirées. C’est une fête qui se prépare et qui appelle des costumes, des déguisements, des décorations pour être bien dans le coup. C’est le triomphe de la citrouille et des références macabres.

Chez nous, elle a envahi à peu près tous les milieux. Les magasins, les écoles et les autres institutions sont maintenant de la partie. La fête des enfants est devenu la fête d’un peu tout le monde ou presque. Mais les enfants demeurent toujours les héros de la fête.

L’Halloween leur offre l’occasion de se déguiser, d’aller de maison en maison à la recherche de bonbons, de ramasser des sous pour l’UNICEF et d’être au centre de la fête.
Malgré sa popularité grandissante, l’Halloween n’est pas apprécié de tous. Certains déplorent le caractère macabre qui est la marque de commerce de la fête avec ses squelettes, ses sorcières et ses chats noirs. Même la citrouille prend des airs menaçants. Pour ma part, je crois qu’il faut juger le tout pour ce qu’il est vraiment: une fête populaire pour les enfants.

La popularité de cette fête nous révèle combien notre monde s’est sécularisé. Il y a quelques années, la Fête de la Toussaint et celle de la commémoraison des morts prenaient toute la place en ce temps de l’année. Nous tournions alors les yeux vers le monde au-delà de l’horizon. Le monde invisible de Dieu, de ses saints et de ceux qui nous ont quittés et ont traversé la mort. Le monde de la foi qui pour les croyants est un monde bien réel.

Nous sommes tous à la recherche du bonheur. On ne le trouve que dans un sens à la vie qui permet d’avancer et de se réaliser. Quand ce sens prend racine en Dieu, il nous introduit dans le monde de la foi. La mort devient alors un passage vers l’autre rive de la vie où Dieu nous attend. La fête de la Toussaint célèbre tous hommes et toutes les femmes qui ont placé leur vie et leur espérance en Dieu et qui connaissent la vie en plénitude. C’est à cette vie éternelle que nous sommes conviés. Et cette fête nous rappelle les liens qui nous rattachent à ceux et celles qui nous ont quitté.

Il est frappant de constater comment, insensiblement, notre monde s’est sécularisé au cours des années et comment se produit dans notre société un glissement du réel à l’imaginaire. Le monde de l’Halloween est un monde imaginaire. L’enfant sait bien, lorsqu’il range son costume et que la citrouille est jetée ou mangée, que tout est fini jusqu’à l’an prochain. Le plus ennuyeux, c’est que souvent nous contentons d’un monde invisible imaginaire que nous avons nous-mêmes conçu pour trouver une certaine satisfaction, une certaine consolation dans la vie.

Le mois de novembre qui vient est un mois traditionnellement consacré aux morts. Ce qui explique la fête de l’Halloween à cette période de l’année. Alors que l’on s’apprête à vivre cette fête, les chrétiens sont invités à se rappeler que la fiction peut être captivante, mais elle ne détient pas le secret du vrai bonheur.

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5 mai 2003