Accueil - Église catholique à Montréal > Actualité > Dossiers > Sainte Marguerite dʼYouville > Sainte Marguerite dʼYouville : Mère, veuve, entrepreneure et fondatrice

Sainte Marguerite dʼYouville : Mère, veuve, entrepreneure et fondatrice

Sainte Marguerite d'Youville, première sainte née au Canada. (Image courtoisie du www.sgm.qc.ca)Les Soeurs de la Charité de Montréal ou soeurs Grises quitteront dans quelque temps leur maison-mère. C'est dans la chapelle de cette maison que reposent les restes de leur fondatrice, sainte Marguerite d'Youville, depuis son décès en 1771.

Du 7 au 9 décembre 2010, plusieurs célébrations auront lieu entourant la translation des restes de la sainte, de Montréal à Varennes, lieu de sa naissance. Ils seront déposés dans la basilique Sainte-Anne, à côté du sanctuaire dédié à sainte Marguerite dʼYouville. La date du 9 décembre coïncide avec le 20e anniversaire de sa canonisation.

MARGUERITE DʼYOUVILLE
 

Marie-Marguerite Dufrost de la Jemmerais naît à Varennes, le 15 octobre 1701. Aînée dʼune famille de six enfants, elle est orpheline de son père à lʼâge de 7 ans. Après le remariage de sa mère, la famille déménage en 1719 à Montréal. En 1722, elle épouse François dʼYouville et cohabite avec sa belle-mère. Son époux tient un commerce de fourrure et dʼeau-de-vie aux pratiques douteuses. À la mort de sa mère, il dilapide son héritage. Lorsquʼil décède, il laisse à sa femme, âgée de 28 ans, des dettes énormes et une mauvaise réputation.

VEUVE ET FONDATRICE


Marguerite ouvre un petit commerce non seulement pour pourvoir aux besoins de ses enfants, mais aussi pour aider les pauvres quʼelle croise sur son chemin. Trois dames inspirées par son oeuvre se joignent à elle. Cʼest ainsi que le 31 décembre 1737, elles se consacrent au service des pauvres en qui elles voient Jésus Christ. Ce moment décisif est considéré comme la fondation des Soeurs de la Charité de Montréal. 

LES ÉPREUVES


Leur entreprise nʼétait pas aussitôt établie que le public les persécute, croyant quʼelles poursuivaient le trafic dʼeau-de-vie de François dʼYouville. Dʼoù le nom de Soeurs Grises, cʼest-à-dire ivres, quʼon leur affublait pour les tourner en dérision. Au cours des années suivantes, les épreuves se succèdent : incendie, maladie, pauvreté extrême... 

Marguerite dʼYouville sʼinstalle avec ses compagnes à lʼHôpital général des Frères Charon. Elle devient lʼadministratrice de ce refuge pour « filles perdues », vieillards, malades et miséreux, hommes et femmes. Quand les autorités veulent supprimer cette oeuvre pour lʼunir à lʼHôpital général de Québec, le peuple reconnaît et défend lʼoeuvre de Mère dʼYouville. LʼHôpital général reste à Montréal.

UNE SAINTE RECONNUE


Marguerite dʼYouville meurt le 23 décembre 1771. Elle laisse le souvenir dʼune femme exceptionnelle par son courage, son audace, sa foi, son amour de Jésus Christ et des pauvres. La cause de sa canonisation est introduite à Rome en 1890. Le 3 mai 1959, le pape Jean XXIII la déclare bienheureuse et lui donne le titre de Mère à la charité universelle. Le 9 décembre 1990, le pape Jean-Paul II procède à la canonisation de la première sainte née au Canada.

Sources : Capsules « Si Marguerite dʼYouville nous était racontée », rédigées par Soeur Nicole Fournier, SGM; le site web : www.sgm.qc.ca.

 

Revenir