La gestion de l’archidiocèse

Une approche humaine et un leadership avisé

En devenant archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte acceptait non seulement les charges pastorales inhérentes à la fonction, mais aussi celles de gestion de l'évêché à un moment où l'impact financier de la baisse de fréquentation se faisait durement sentir.

Des défis multiples

Le diocèse est un employeur de la taille d'une grande entreprise avec un millier de personnes sous sa responsabilité, mais qui dispose d'un budget comparable à celui d'une PME*. Il possède un imposant parc immobilier avec des édifices comptant parmi les plus anciens de l'île, un héritage collectif lourd à porter et surtout, à entretenir.

Mgr Turcotte connaissait les rouages administratifs du diocèse. Nommé procureur en 1977, il avait soutenu sa réputation de gestionnaire-né fort en chiffres en redressant la situation financière de l'organisme. Cette réputation le suivra jusqu'à Rome où, en tant que cardinal, il fera partie du comité des finances du Vatican.

Nommé  « grand patron » ecclésiastique de Montréal en 1990, il se laisse guider avec sagesse par la philosophie des mouvements de Jeunesse ouvrière chrétienne  (JOC) : voir, juger, agir. Il révise la structure épiscopale et les mécanismes de fonctionnement afin de concentrer les efforts sur les services essentiels et les besoins de la base. Il fusionne plus de 90 paroisses en 20 ans; il donne son imprimatur aux campagnes publicitaires de collectes annuelles.

Le Cardinal s'efforce d'affecter les ressources humaines selon leurs goûts et leurs compétences « parce que, dit-il, on est plus efficace lorsqu'on est heureux ». Il tire une grande fierté d'avoir réussi à ne faire aucune mise à pied, malgré la décroissance, en gérant par attrition.

Connaître ses limites pour mieux les combler

Dans le domaine de la gestion, Mgr Turcotte privilégie deux principes : travailler en équipe et chercher conseil auprès de personnes qui savent ce qu'il ne sait pas.

Chargé de l'organisation de la visite du pape Jean-Paul II en 1984, il a appliqué cette approche. Des gens reconnus pour leurs compétences dans le milieu de la gestion, du syndicalisme et du spectacle ont répondu à son appel avec enthousiasme et générosité.

Celui que le magazine Entreprendre a surnommé « L'aumônier des bâtisseurs »2  a tissé, avec les gens d'affaires, des liens solides, basés sur le respect et la notoriété. Il leur tient un discours pragmatique et non complaisant, étayé avec sérénité et franchise. Ses messages restent inébranlables : création d'emploi pour les jeunes, action sociale, partage équitable des richesses, concertation, solidarité.  


1. TREMBLAY, Nicolas. « L'aumônier des bâtisseurs », Entreprendre, mars-avril 2000, p. 6-8.
2. KN. « Faire de l'argent n'est pas un péché », Les Affaires, 13 novembre 1999, p.  

*Le budget du diocèse de Montréal était de dix millions de dollars en 2011.


Le diocèse de Montréal : Une grande famille œuvrant sur un large territoire

·        Territoire : l'Île de Montréal, les villes de Laval, Repentigny, l'Assomption, Saint-Sulpice et Lachenaie 
·        Nombre de paroisses : 198
·        Population catholique : 1 736 292, soit 71,1 % de la population totale 
·        Effectifs clérical, religieux et laïc sous la responsabilité du diocèse  
       - Prêtres : 422 
       - Religieux-prêtres : 572, dont 106 avec nomination de l'archevêque 
       - Religieuses : 3312 
       - Frères : 366 
       - Agentes et agents de pastorale : 99
 
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