tl_files/actualite/175e_diocese_montreal/Un-nouveau-visage-a-175-ans-art.jpgÀ 175 ans, l'Église de Montréal se donne un nouveau visage

L'Église de Montréal aura 175 ans le 13 mai 2011! Malgré les années, elle est toujours vivante, car selon Mgr Jean-Claude Turcotte, neuvième évêque à diriger le diocèse, en ces temps de changement, une nouvelle Église est en train de naître à Montréal.

Le 13 mai 1836, le pape Grégoire XVI érige en diocèse la ville de Montréal ainsi que toute la grande région environnante qui se trouve dans le Bas-Canada, les séparant de l'unique diocèse de Québec. Les évêques qui se sont succédé ont chacun des réalisations particulières, touchant à la fois la vie interne de l'Église et l'engagement dans la société, selon les problèmes sociaux de l'époque.

Le premier évêque, Mgr Jean-Jacques Lartigue (1836-1840), a dirigé le nouveau diocèse dans la tourmente politique de l'insurrection de 1837-1838, tout en mettant l'accent sur l'éducation.

Mgr Ignace Bourget (1840-1876) a laissé sa marque en invitant des communautés religieuses d'Europe à faire œuvre d'éducation. Il a aussi donné naissance à quatre communautés religieuses féminines locales dont certaines se sont consacrées aux personnes marginalisées de la société.

Mgr Édouard-Charles Fabre (1876-1896) a fait ordonné 210 prêtres de son diocèse et 820 d'autres diocèses, tous formés au grand Séminaire de Montréal. En période de crise économique, il a soutenu les paroisses pauvres et les chômeurs et a encouragé le célèbre curé Labelle dans la promotion de la colonisation.

C'est sous l'épiscopat de Mgr Paul Bruchési (1897-1939) que s'est déroulé avec un succès remarquable le 20e Congrès eucharistique international, en 1910. Mgr Bruchési a érigé 63 paroisses et rédigé plusieurs lettres pastorales sur la justice, la question ouvrière, la paix et le mariage.

Mgr Georges Gauthier (1939-1940) a été recteur de l'Université de Montréal. Il a mis sur pied les Facultés des lettres, des sciences et l'école des sciences sociales, économiques et politiques. En outre, il a été un des premiers promoteurs du syndicalisme catholique.

Mgr Joseph Charbonneau (1940-1950) est demeuré bien connu par son soutien accordé aux travailleurs lors de la grève de l'amiante, en 1949. Il a rédigé un document majeur sur l'Action catholique , y exprimant ouvertement sa confiance en la jeunesse et aux laïcs.

M. le cardinal Paul-Émile Léger (1950-1967) a créé l'émission de radio « Le chapelet en famille » et a fondé le Foyer de charité ainsi que l'hôpital Saint-Charles-Borromée. Il met sur pied des organismes diocésains sur la Bible et l'œcuménisme. Il convoque un synode diocésain et la Grande Mission, en 1960. Il a prononcé plus de 5 000 allocutions, homélies et discours, dans divers milieux de l'Église et de la société.

M. le cardinal Paul Grégoire (1968-1990) a donné des suites au concile Vatican II, en pleine révolution tranquille au Québec. Il a structuré divers conseils et comités pour l'organisation interne du diocèse. Il a fondé le catéchuménat diocésain et l'Office de la famille. Également, la Maison du Père, le Service de pastorale missionnaire et le Comité diocésain sur la condition des femmes.

Mais à partir de 1990 et au cours des années 2000, le climat social a bouleversé la conception de la religion et de l'Église catholique, dont l'influence se fit de plus en plus discrète au long des années. Dans de telles conditions, comment poursuivre la mission de l'Église de Montréal? Des nouveaux défis et de nouveaux enjeux ont alors vu le jour...

Un nouveau visage de l'Église est en train de naître
M. le cardinal Jean-Claude Turcotte (1990-)

Archevêque de l'Église de Montréal depuis 1990, le cardinal Jean-Claude Turcotte a évolué dans une Église située au cœur d'une société laïcisée et sécularisée. Depuis 2008, les écoles confessionnelles n'existent plus. Mais déjà en 2003, M. le Cardinal a créé le projet diocésain « Proposer aujourd'hui Jésus Christ, une voie de liberté et de responsabilité ». Un projet d'éducation à la foi pour tous les âges de la vie. Dorénavant, l'apprentissage de la foi et l'initiation aux sacrements se font entièrement dans les paroisses.

Devant le déclin de la pratique chrétienne et pour faciliter la mise en œuvre de la mission de l'Église, Mgr Turcotte a procédé au réaménagement des paroisses, de manière à créer des communautés chrétiennes plus vivantes. Enfin, Mgr Turcotte s'est engagé personnellement dans l'épineuse question de la conservation du patrimoine. Maintenir le retour aux sources, tout en actualisant la vie chrétienne.

Dans une allocution prononcée le 7 octobre 2009, à l'Oratoire Saint-Joseph, pour souligner la relance du projet diocésain, M. le cardinal Turcotte s'est exprimé ainsi :

« L'Église de mon baptême... était cléricale et apparemment puissante. Beaucoup de ceux et celles, qui étaient membres et participaient à ses rites, l'étaient et y participaient poussés par la pression sociale. Cette Église n'existe plus. C'est une évidence. Nous n'avons pas à travailler à la faire renaître. Ce serait tenter de mettre dans de vieilles outres le vin qui se doit d'être nouveau (Mathieu 9,17), parce que les temps que Dieu nous donne à vivre sont nouveaux. » 

Une nouvelle Église est en train de naître à Montréal!
 
Rolande Parrot

 

 

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