Habemus Papam!

12 mars 2013

La nouvelle vous est maintenant connue. Le pape François succède au pape Benoît XVI. J'ai eu la joie, accompagné de quelques confrères, d'être présent au beau milieu de la foule lorsque la fumée blanche s'est envolée de la cheminée installée sur le toit de la Sixtine. Comment décrire simplement la réaction de la foule à ce moment? Les mots manquent tout simplement. La fumée était belle et bien blanche et les cloches de la basilique n'ont pas tardé à faire entendre leur joyeux carillon. Il s'est écoulé un certain temps, avant que progressivement la façade de la basilique s'illumine timidement.

Comme dans un scénario bien dirigé, la garde suisse, la fanfare pontificale, les gardes provenant des trois armes des Forces italiennes et les carabinieri sont venus prendre position au pied du balcon pour rendre les honneurs au nouveau pontife.  

Puis c'est l'ouverture des grandes portes du balcon et l'annonce traditionnelle par le cardinal diacre : «Habemus Papam!». La joie est indescriptible, la foule est d'une densité incroyable et nous attendons avec impatience l'apparition de ce pape tout neuf.  L'annonce de son nom nous a tous surpris. Qui est-il, d'où vient-il? Les gens autour de moi pianotent sur le clavier de leurs portables pour en savoir davantage.  

Et tout à coup il est là, bien droit, immobile, sans doute sous le choc de se retrouver devant cette mer humaine qui le salue en scandant son nom.  Pas un geste; il prend la parole, un peu timidement, en italien et déjà il fait la conquête de son diocèse : «Mes frères cardinaux sont allés chercher au bout du monde celui qui devient l'évêque de Rome». Nous sommes conquis. Pendant un bref moment, je revois Jean-Paul 1er, souriant timidement à la foule. L'émotion est palpable.  

Mais le pasteur qu'il veut être se découvre, tout simplement, lorsqu'avant de nous bénir, il nous demande de prier le Seigneur afin que sa bénédiction descende sur lui et il s'incline dans un geste de grande humilité. Spontanément la foule fait silence, un vrai silence et il appelle ensuite sur l'Église universelle et sur son diocèse la bénédiction tant attendue. Il nous convie encore à la prière : pater, ave, gloria. C'est manifestement un homme de prière. Le Seigneur nous a fait un petit clin d'œil : la pluie a cessée...le temps d'un soupir.  

Oui, nous avons un pape et je n'ai jamais autant senti cette complicité entre lui et ses diocésains qu'au moment où il nous a renvoyé chacun chez nous;  il est vraiment l'évêque de Rome, successeur de Pierre. Grande joie pour l'Église de Jésus-Christ!

Richard Saint-Louis, d.p. 

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