Angélus Domini

17 mars 2013

Nous attendions tous avec impatience cette première rencontre dominicale avec François. En début d'avant-midi, il célébrait l'Eucharistie dans la petite église Sainte-Anne, à l'intérieur du Vatican. Chez nous, cette église aurait la dimension d'une chapelle contenant environ une centaine de personnes.

Il fallait donc se lever de bonne heure pour espérer avoir une place à l'intérieur du temple. Grâce à la télévision du Vatican, nous avons suivi les moments les plus importants de la messe. Il en a encore étonné plus d'un par le contenu de son homélie qui, ayant pour trame de fond l'épisode de la femme adultère, a surtout mis en lumière la miséricorde infinie de Dieu au détriment de la condamnation pure et simple.  

À la sortie de la messe, il a tenu à saluer ceux et celles qui étaient présents, s'abaissant pour embrasser les enfants et se rendant même à la limite de la cité vaticane pour saluer les fidèles massés à l'entrée. Je ne peux qu'imaginer le casse-tête monumental qu'il représente pour les services de sécurité. Saura-t-il maintenir cette proximité auprès des fidèles avant d'être enfermé dans la bulle qui entoure souvent les grands de ce monde?  

Le plat de résistance est venu avec son apparition pour la prière de l'Angélus. La foule était à ce point dense place Saint-Pierre qu'on avait peine à bouger le petit doigt. Je laisse aux spécialistes de commenter son propos, mais ce qui ne cesse de m'épater depuis son élection, c'est la bonté et la chaleur qui émanent de cet homme. Il s'adresse aux fidèles en les appelant « mes sœurs et mes frères », et de poursuivre son propos en mettant encore l'emphase sur la miséricorde divine et la patience de Dieu.  

Il n'hésite pas à se servir d'images contemporaines pour illustrer son commentaire dominical. J'ai pu observer, d'où je me trouvais, des fidèles émus par les paroles du Saint-Père. Et que dire de son renvoi de la foule à la fin de sa rencontre : « Que le Seigneur vous bénisse, que Marie vous protège. Et n'oubliez jamais que le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner. Nous, nous nous lassons de lui demander pardon. Bon dimanche et bon appétit! » Voilà le langage d'un père qui veut se faire proche de ses enfants. N'en est-il pas ainsi de Dieu envers nous? Ce pontificat augure de bien bonnes choses.  

Richard Saint-Louis, d.p. 

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