Le diocèse souligne le 375e de la croix du mont Royal

2018-01-09

L'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, mène la centaine de pèlerins vers la croix du mont Royal (Photo : Jean-Nicolas Desjeunes)Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, en avait fait la promesse à la Vierge Marie en décembre 1642. Si le fort de Ville-Marie, menacé par une forte crue des eaux, était épargné, il n'hésiterait pas à porter lui-même une croix jusqu'au Mont-Royal.


Au grand soulagement des premiers habitants, les eaux se retirent le jour de Noël. Le Jour des rois, le 6 janvier 1643, selon ce qui est rapporté par les Relations des Jésuites, « il charge [une croix de bois] sur son espaule, quoy que tres-pesante, marche une lieue entière chargé de ce fardeau, suivant la procession, et la plante sur la cime de la montagne ».

Le samedi 6 janvier 2018, soit 375 ans plus tard, à l'invitation de l'archidiocèse de Montréal, une centaine de pèlerins ont rappelé la promesse de Maisonneuve en se rendant au pied de l'actuelle croix du mont Royal.

Participant à cette commémoration, l'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a d'abord rappelé les origines de Montréal.

« Lorsque Jérôme Le Royer de La Dauversière a eu cette inspiration, cet appel à fonder Ville-Marie, il en a parlé à Jean-Jacques Olier. Sa première réaction sera de traiter ce projet de folle entreprise. »

« Aujourd'hui encore, toutes les puissances, qu'elles soient politiques, médiatiques, économiques et culturelles, disent qu'évangéliser, c'est une folle entreprise », a noté l'archevêque. « Mais Jean-Jacques Olier a cheminé. Il portait en lui ce désir, d'annoncer Jésus-Christ dans ce qu'il appelait le désert, cet endroit où Jésus-Christ n'est pas connu, où il n'est pas annoncé. » Cette mission d'évangélisation, qui sera animée par Maisonneuve et Jeanne Mance, « fait partie de l'ADN de Montréal », a dit Mgr Lépine.

Il a ajouté que le but des fondateurs et des premiers habitants n'était pas d'ériger une ville française mais plutôt « une ville où les Autochtones et les Français vivraient ensemble. Ce vivre-ensemble, selon l'expression d'aujourd'hui, fait aussi partie du code génétique de la ville et du diocèse. »

Enfin, a expliqué l'archevêque, Montréal a été, dès les débuts, un lieu de la solidarité, notamment avec les malades et les pauvres. « Aller vers toutes les fragilités, cela fait partie de ce que nous sommes. »

« Il y a des choses qui changent. D'autres qui ne changent pas », a fait remarquer Mgr Lépine à la fin de la brève cérémonie de commémoration. « Ce qui ne change pas, c'est ce que nous sommes. Une ville et un diocèse fondés pour évangéliser, pour vivre ensemble, pour vivre la solidarité », a-t-il répété samedi aux pèlerins qui l'accompagnaient.

En 2016, Mgr Christian Lépine avait émis le souhait que les célébrations du 375e anniversaire de Montréal soient « un moment privilégié pour souligner la dimension spirituelle de l'origine de la ville et de son histoire ».

« Dans un monde qui veut souvent se construire sans Dieu et où la paix est fragile », Montréal est une société « où toutes les cultures se rencontrent », qui accueille «des immigrants de tous les continents » et qui est « caractérisée par la diversité religieuse et confessionnelle, par la variété des croyances et des convictions », avait déclaré l'archevêque dans une lettre pastorale émise le 8 décembre 2016.


Pour aller plus loin :

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Commentaires



Commentaire de Eliette Brunet | 2018-01-12

Merci et félicitations aux organisateurs de nous remémorer cet anniversaire qui peut susciter un plus grand zèle pour l'évangélisation.

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