L’Église de Montréal représentée à un colloque international sur le parrainage des réfugiés

2017-09-29

Une jeune mère Syirenne avec son fils de 2 ans dans un camp de réfugié au Liban (Photo : Présence/CNS photo/Sam Tarling, CRS)Le programme développé par le diocèse de Montréal fait partie des initiatives abordées lors d’un colloque sur le rôle des Églises et des organisations dans le parrainage des réfugiés. L’événement se tenait à Bruxelles les 18 et 19 septembre dernier.


La responsable du parrainage privé et du programme des demandeurs d'asile du diocèse, Alessandra Santopadre, représentait l'Église de Montréal lors de ces deux jours dans la capitale belge. Le colloque rassemblait des experts de divers pays et organisations, dont Caritas Internationalis, la International Catholic Migration Commission et la Churches' Commission for Migrants in Europe.

« L'attention a été mise sur le programme de parrainage du Canada et sur la manière dont le programme de parrainage a été pris en charge par les églises du diocèse », explique Mme Santopadre, qui en était à une première participation à un événement du genre.

Elle a expliqué aux participants comment le diocèse s'est impliqué dans le parrainage privé grâce aux encouragements de l'archevêque, Mgr Christian Lépine, et à l'engagement des paroisses.

En effet, depuis deux ans, pas moins de 47 paroisses du diocèse de Montréal se sont manifestées pour prendre part à cet effort d'accueil. Parmi elles, 22 ont pris en charge des familles à travers le parrainage privé. Neuf paroisses ont déjà pu accueillir leur famille syrienne parrainée. Un tel engagement exige de trouver de 7000 à 14 000 $, selon la taille de la famille.

« J'ai vu la volonté et la générosité de ces curés et paroissiens d'accueillir ces réfugiés. Cela demande un accompagnement avec un soutien financier, de l'aide pour trouver un logement, une école de francisation et une école pour les enfants. J'ai essayé d'expliquer tout cela à cette conférence », précise-t-elle.

Selon elle, l'expérience de Montréal est notamment caractérisée par le soutien des autorités ecclésiales. En écoutant les autres participants, elle a eu l'impression que ce soutien n'est pas le même partout dans le monde.

« J'ai vu que j'étais bénie d'avoir ce soutien de l'évêque et des paroissiens. J'ai eu l'impression que tous n'ont pas cette chance. Nos évêques sont touchés par cette réalité et ont la capacité de partager cette problématique et de partager cette réalité avec les paroissiens. Avec la rétroaction, je me suis rendue compte que le diocèse s'est mobilisé avec beaucoup d'engagement et de générosité envers les personnes réfugiés », dit-elle.

Une situation qu'elle attribue en partie à la manière dont le Canada gère son flux de réfugiés.

« On ne vit pas l'urgence migratoire comme on peut la vivre en Europe », constate-t-elle. « L'Italie reçu plus de 100 000 réfugiés au cours de la dernière année! Dans ce contexte, il faut faire face à une urgence immédiate constante. Ce n'est pas le cas au Canada. Notre système de réglementation du flux migratoire nous permet de bien gérer notre programme de parrainage. On décide combien de personnes peuvent arriver chaque année. Cela donne l'occasion de bien gérer l'arrivée et de bien intégrer ces personnes. »

Mais le Canada a lui aussi accueilli un flot imprévu d'arrivants pendant le mois d'août, alors que plusieurs ont traversé la frontière canado-américaine. Pour répondre aux besoins de certains de ces demandeurs d'asile, le diocèse ouvrira les portes du presbytère de Notre-Dame-des-Victoires à compter du 2 octobre. Un projet dont elle a également présenté les grandes lignes à Bruxelles. Les plus vulnérables - les femmes enceintes et les mères monoparentales - y seront hébergées.

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